Metz, la ville

 

Metz

France, Capitale de la Lorraine, Département Moselle(57)

Sur une colline au confluent de deux rivières, carrefour de deux grandes voies naturelles nord-sud (vallée de la Moselle) et ouest-est (route reliant le Bassin Parisien aux plateaux germaniques) le site de Metz était favorable au développement de la cité.

Les plus anciennes traces d’occupation trouvées remontent à 3000 ans avant Centre Pompidou MetzJésus-Christ. Metz fut la principale cité du peuple celte des Médiomatriques auxquels elle doit son nom (Médiomatrices puis Mettis, puis Metz).

Devenue une des plus importantes et des plus grandes villes gallo-romaines, Metz a plus d’habitants que Lutèce (Paris). Son amphithéâtre passe pour le plus vaste des Gaules. Elle a gardé de cette époque de nombreux vestiges dont les Thermes (Musées) et St-Pierre-aux-Nonnains, la plus vieille église de France.

Metz fut ensuite la Capitale du royaume franc d’Austrasie et le berceau de la famille des carolingiens. Femme, soeurs et fils de Charlemagne furent inhumés à Metz dans l’abbaye St-Arnould.

Riche cité épiscopale dépendant en théorie de l’Empire germanique, mais ville libre de fait, Metz se couvre au Moyen-Age de nombreuses églises, cloîtres et abbayes.

Sa richesse économique favorise le développement d’une bourgeoisie qui finit par créer au XIIIe siècle une République oligarchique dirigée par le collège des Echevins.

Pour l’aide qu’il a portée aux princes protestants allemands dans leur guerre contre l’empereur, le roi de France Henri II obtient la souveraineté sur les trois évéchés : Metz, Toul et Verdun. Il entre solennellement dans la cité le 18 avril 1552. Défendue par le duc de Guise, la ville résiste à Charles Quint qui l’assiège en vain.

Désormais rattachée au royaume de France, Metz devient une place forte, s’entoure d’enceintes, se couvre de casernes, accueille une garnison nombreuse. Parmi les officiers on trouve en 1775 le jeune Gilbert du Mottier de La Fayette entré au régiment de Noailles alors en garnison à Metz.

Parallèlement durant tout le XVIIIe siècle la ville s’embellit, s’aère de places et de promenades, s’orne de bâtiments de style classique français (Hôtel de ville, Théâtre, Palais de Justice)

Le XIXe siècle voit naître à Metz un développement industriel prometteur que vient stopper la guerre franco-allemande de 1870. A nouveau assiégée, Metz livrée à la Prusse par le maréchal Bazaine.

Durant l’Annexion, la ville se transforme, perd ses remparts, gagne de larges avenues, des quartiers nouveaux, une gare stratégique, des bâtiments colossaux de style néo-roman ou néo-gothique. Beaucoup de Messins, refusant la germanisation, quittent la ville.

Le 19 novembre 1918 les troupes françaises foulent à nouveau le sol messin. Des cérémonies ont lieu le 8 décembre avec le président Poincaré, Georges Clémenceau, les maréchaux Foch et Pétain, cérémonies auxquelles est associé le général américain John J. Pershing.

Vingt ans de paix et c’est à nouveau l’occupation, nazie cette fois. Jusqu’au 19-21 novembre 1944 où Metz est libérée par le XXe Corps américain commandé par le général Walton H. Walker.

Depuis le rôle militaire de Metz s’est effacé devant les fonctions administratives, commerciales et culturelles. La ville s’est étendue, a créé des zones industrielles, une université, un Technopôle.

Comme à l’époque romaine, Metz continue à jouer son rôle de carrefour de l’Europe. Elle se tourne vers les nouvelles technologies de la communication, tout en mettant en valeur son patrimoine historique et en sauvegardant son écrin de verdure.

Edito: Mairie de Metz

Site officiel Mairie de Metz: http://www.mairie-metz.fr/

Office de tourisme: http://tourisme.metz.fr/fr/index.php

Site officiel Centre Pompidou Metz: http://www.centrepompidou-metz.fr/

Venir à Metz: http://www.mairie-metz.fr/metz2/decouvrir/acces.php